Le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse fête ses 40 ans

Alors que la loi Veil ouvrant le droit à l’avortement en France fête ses 40 ans, l’Assemblée nationale a adopté une résolution qui réaffirme l’importance du droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse pour toutes les femmes, en France, en Europe et dans le monde.

C’est à l’initiative de Catherine Coutelle, présidente de la délégation aux droits des femmes, dont je suis membre, que l’Assemblée nationale a adopté une résolution réaffirmant le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse. Le texte explique que le droit des femmes à disposer librement de leur corps a « un impact positif sur l’éducation, l’émancipation et l’autonomie financière des femmes, l’égalité femmes-hommes et la santé ». Il rappelle la nécessité de garantir l’accès des femmes à « une information accessible de qualité ; aux méthodes modernes de contraception ; et à un avortement sûr et légal». 40 ans après l’ouverture des débats sur la loi Veil, c’est un vibrant hommage que l’Assemblée nationale rend à ces centaines de femmes qui ont mené le combat pour le droit à l’avortement et en premier chef à Simone Veil qui a défendu la loi dans l’Hémicycle en 1974. A l’heure où, dans l’Hexagone, certaines voix se font entendre pour remettre en cause le droit à l’avortement, c’est un message de soutien que l’Assemblée nationale adresse aux femmes, aux associations et aux professionnels de santé.

Le droit des femmes à disposer de leur corps ne sera pas remis en cause en France. Au contraire, depuis 2 ans, le Gouvernement et la majorité de gauche œuvrent chaque jour pour le renforcer : avec la suppression de la notion de détresse dans les textes réglementant le recours à l’IVG, son remboursement à 100 %, le renforcement des sanctions contre le délit d’entrave et la gratuité de la contraception pour les mineures. Enfin, c’est un message que la France envoie à l’Europe et au monde entier.

Alors que chez nos proches voisins, certains Etats ne reconnaissent toujours pas le droit à l’avortement et que dans le monde, 47 000 femmes meurent chaque année à cause d’un avortement clandestin et mal encadré, il est du devoir de la France de réaffirmer sa position et de faire entendre sa voix que nous savons écouter par-delà nos frontières. 

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