Le plan Ecophyto : une ambition d’avenir. 

duire « de 50% en 2025 » lutilisation de produits phytosanitaires en agriculture : c’est l’objectif fixé par Stéphane Le Foll dans le nouveau plan Ecophyto présenté le 30 janvier, avec « un palier intermédiaire de 25% en 2020 » :  Si l’on ne fait rien, « les phytosanitaires sont comme une bombe à retardement » ;

Il fallait aussi tirer le bilan de l’échec du 1er plan Ecophyto de 2008, qui avait fixé « un objectif trop ambitieux sans se […] demander si les modèles agricoles en place pourraient le supporter » a déclaré le Ministre Stéphane Le Foll à cette occasion.

Ce plan de réduction engage une nouvelle méthode, basée sur l’accompagnant des agriculteurs vers de nouveaux modèles de production :

˗ Il s’appuiera sur la diffusion de techniques plus économes en intrants : rotation des cultures, alternatives naturelles aux pesticides (biocontrôle), machinisme innovant, … On passe « d’une agriculture intensive en intrants, en chimie, en azote, en énergie fossile à une agriculture intensive en connaissance et en innovation » ;

˗ Il déploiera « l’expérience des 2 000 fermes pionnières » qui, elles, « ont vu l’utilisation des pesticides baisser en moyenne de 12% en 2013 » : le nombre de ces fermes passera à 3 000. Chacune entraînant 10 exploitations autour d’elle  ;

˗ Il expérimentera la mise en place de « certificats déconomie de produits phytosanitaires » (CEPP) : il y aura ainsi « une obligation pour les distributeurs de ces produits de baisser de 20% le nombre de doses utilisées sur 5 ans », et « si l’objectif n’est pas atteint, il y aura des pénalités financières » sur leurs marges. Ainsi, « au lieu de vendre un produit, les distributeurs seront incités à vendre plus de services, c’est-à-dire apprendre aux agriculteurs à utiliser la juste quantité ou des techniques alternatives ».

Ce nouveau plan Ecophyto est au cœur du modèle agro-écologique engagé depuis 2012 pour l’agriculture française :

˗ Avec le modèle agro-écologique, « l’économie n’est pas contradictoire avec l’environnement » : il s’agit  d’améliorer la compétitivité économique en réduisant la consommation d’énergie, d’eau, d’engrais, de produits phytosanitaires  a indiqué le Ministre  avant d’ajouter il faut « de s’appuyer sur les mécanismes naturels plutôt que de lutter contre » ;

˗ « 2015 marque l’an 1 de la généralisation de l’agro-écologie en France », grâce à la mise en place depuis 2012 des leviers la rendant possible : réforme de la PAC, loi d’avenir agricole, plans pour le développement de la méthanisation, du bio, de réduction des antibiotiques, …

˗ « Les lignes bougent », l’adhésion à ce modèle progresse chez les agriculteurs : 45% d’entre eux se considèrent déjà engagés dans cette démarche. Et « les moins de 35 ans sont beaucoup plus impliqués ». « Il faut continuer le travail de conviction » a conclu Stéphane Le Foll.

J’ai discuté avec de nombreux agriculteurs de ma circonscription, ce plan va dans le bon sens. L’éducation jouera un rôle majeur dans ce domaine avec la formation de futurs agriculteurs. D’où l’importance d’un enseignement agricole public de qualité, capable de former les agriculteurs aux enjeux sanitaires de demain, tant pour leur propre santé que pour celle des consommateurs.

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