Une maison de santé rurale à La Réole : le résultat de la puissance collective.

Samedi, à l’occasion de l’inauguration  la Maison de Santé Rurale du Réolais, j’ai pu une fois encore mesurer la force de l’intelligence collective.  Cette maison de santé pluri-disciplinaire , adossée à l‘hôpital de La Réole et à un centre d’imagerie, est en effet le résultat de volontés qui ont voulu  s’accorder pour l’intérêt de tous.

Convergence de plusieurs volontés, la réalisation de cette structure de soins est bien la preuve que la force et l’envie collective mène à tout.

 

D’abord, la volonté d’un groupe de médecins généralistes du réolais qui, pour faire face à une désertification médicale annoncée, ont su réfléchir dès 2009 à partir de leur constats quotidiens sur les besoin de ce territoire.  Ne pas rester passifs, ne pas attendre que la catastrophe arrive. Il leur a fallu expliquer, convaincre et négocier avec les pouvoirs publics.

Ces médecins précurseurs  ont ainsi stimulé la volonté des élus de la Communauté de Communes du Réolais qui ont voulu anticiper.  Ils y ont mis tellement de sens, que tout le monde a suivi. A commencer par la Communauté de Communes qui est devenu porteuse du projet et  a ainsi monté le dossier, notamment de subventions. Car les belles idées, nous le savons tous, ne suffisent pas et il faut avoir les moyens de les mettre en oeuvre. Le montant total des travaux s’élève à 2 000 000€ HT et a été co-financés par plusieurs collectivités : l’Europe (FEADER) : 200 000€, l’Etat (DDR + DGE + FNADT) : 250 000 Conseil Régional d’Aquitaine 150 000€ , Conseil Général de la Gironde : 100 000€,. Il faut ajouter un emprunt de la Communauté de Communes d’un montant de 1 300 000€ qui sera rembourser en 12 ans par les 26 professionnels, locataires de la maison de la santé. Je remarque au passage un investissement significatif de l’Europe qui par le programme FEADER a apporté  200 000  euros, soit la 2ème subvention de ce projet, après elle de l’Etat. Il est important de le souligner à l’heure où l’Europe est un bouc-émissaire.

Cette Maison de Santé Rurale, c’est donc la garantie d’une équité en offre de soins, d’une permanence des soins sur le territoire, de la coordination des soins (centre hospitalier à proximité) et de la continuité des soins.

Mais c’est aussi ouvrir le champ de la formation puisqu’un professeur de la faculté de médecine de Bordeaux a annoncé que de futurs médecins généralistes y seraient formés, avec l’espoir qu’ils choisissent la ruralité pour exercer leur futur métier .

C’est donc un  projet exemplaire a plus d’un titre et dont l’esprit peut être modéliser à l’infini à condition de savoir l’adapter aux particularités locales. Nous avons ici un exemple de ce que peut devenir la médecine de demain.

Et c’est bien ce que je retiens de cette nouvelle structure de soins qui sécurise les familles et donne des conditions de travail plus satisfaisante aux professionnels.

Ce partenariat public-privé, dont parfois je me méfie, permet en l’occurrence la réalisation d’un projet innovant, créatif, et intelligent. 

A l’heure où le doute, le scepticisme et le pessimisme prévalent sur tout, je constate simplement que tout est possible quand l’ensemble des acteurs, dans leur diversité, travaillent ensemble autour d’un projet. C’est la fameuse intelligence collective qui dans le cas présent permet de réaliser un projet structurant pour ce territoire réolais, qui décidément regorge d’idées et d’énergie.

Réforme territoriale : je soutiens la motion du Conseil Général de la Gironde

Hier lors de la plénière au Conseil Général de la Gironde, une motion relative au projet de réforme territoriale a été adoptée à l’unanimité des présents.

Je ne peux que m’associer à ce qui est constaté, contesté et proposé dans ce texte  émanant d’élus qui connaissent le rôle fondamental et de proximité des conseils généraux dans le quotidien des Français. A trop vouloir supprimer des échelons on  prend le risque  d’éloigner un peu plus encore les citoyens de l’action publique et des élus .

Je vous livre le texte de la motion du Conseil Général de la Girond

Motion relative au projet de réforme territoriale Adoptée à l’unanimité des présents le 26 juin 2014

CONSIDERANT les annonces du Président de la République relatives aux perspectives de réforme de l’organisation territoriale de notre pays,

CONSIDERANT la pertinence que conserve le département, entité historique et géographique de référence, qui demeure un territoire de projet et de développement,

RAPPELANT les efforts réalisés par notre collectivité pour assumer l’ensemble de ses missions obligatoires sans renoncer à certaines actions volontaristes indispensables, à la vitalité de nos zones rurales, particulièrement en matière d’aide aux communes, de soutien aux associations sportives et culturelles, d’économie, de tourisme, et d’environnement,

RAPPELANT que notre niveau d’investissement est maintenu au même niveau depuis plusieurs années, afin de maintenir l’attractivité de nos territoires, en dépit de ressources budgétaires de moins en moins dynamiques,

CONSTATANT que les Français placent aujourd’hui très majoritairement leur confiance dans l’action menée par les élus locaux (Maires, Conseillers Municipaux, Conseillers Généraux),

LE CONSEIL GENERAL DE LA GIRONDE

EST FAVORABLE à une réforme territoriale qui puisse clarifier les compétences de chaque échelon territorial, et marquer une nouvelle étape de la décentralisation, de façon à rendre plus lisible, plus efficace et moins coûteuse l’organisation institutionnelle de notre pays,

EST DEFAVORABLE à la suppression de la clause de compétence générale, qui empêcherait les collectivités territoriales d’agir au plus près des territoires et des citoyens,

PREND ACTE de la proposition de redécoupage des Régions,

PREND ACTE de la volonté du Gouvernement de modifier la taille des intercommunalités mais s’interroge sur la place des communes, échelons indispensables et cellules de base de la démocratie dans l’architecture territoriale de notre pays,

S’OPPOSE à la perspective de suppression, renvoyée à une hypothétique révision constitutionnelle à l’horizon 2020, des Conseils Départementaux, alors qu’ils doivent demeurer les échelons de proximité et de solidarité, les garants de la cohésion sociale et de l’équilibre des territoires,

AFFIRME que cette suppression ne sera source d’aucune économie significative d’argent public, et qu’elle risque d’obérer la qualité des services publics de proximité rendus par les Conseils Généraux et leurs agents,

DENONCE les propos visant à mettre en cause l’implication et le rôle des élus locaux et des fonctionnaires territoriaux, pour justifier la diminution de leur nombre, qui n’ont d’autre effet que de nourrir les discours populistes qui prospèrent actuellement,

DEMANDE au Gouvernement de mettre en œuvre une concertation approfondie avec l’ensemble des élus locaux quant aux évolutions à venir sur les transferts de compétences et les modalités financières qu’elles impliquent,

ET DEMANDE une réforme fiscale qui permette au Département d’assurer la solidarité territoriale et humaine.

Economie Sociale et Solidaire : un nouveau projet de société

Le jeudi 5 juin, en seconde lecture, le projet de loi relatif à l’Economie sociale et solidaire (ESS) a été adopté.

Ce vote marque une étape supplémentaire vers la reconnaissance de l’ESS comme partie intégrante de notre modèle de développement économique. Il reconnaît la force d’un mode d’entreprendre alternatif, le potentiel d’un secteur qui connaît depuis dix ans une croissance d’emplois trois fois plus importante que dans l’économie traditionnelle.

Le projet de loi relatif à l’Economie sociale et solidaire, véritable projet de société, donne aux structures et entreprises du secteur les moyens de se développer, par :

La clarification du périmètre de l’ESS, qui permet d’inclure les acteurs statutaires historiques tels que les coopératives, associations, mutuelles et fondations, mais aussi sous certaines conditions, des sociétés commerciales : consécration des critères objectifs constitutifs de l’ESS (art.1), définition légale de l’utilité sociale (art 2), création d’un guide des bonnes pratiques pour s’assurer de l’exemplarité sociale des entreprises de l’ESS, rénovation de l’agrément « entreprise solidaire d’utilité sociale », qui permet aux entreprises agréées de bénéficier de financements fiscalement aidés, issus de la collecte d’épargne solidaire (art.7) ;

La reconnaissance de l’ESS comme acteur majeur de l’économie et de l’emploi sur les territoires : développement des Pôles territoriaux de coopération économique (PTCE), « labos de l’ESS » qui rassemblent des entreprises de l’ESS et des entreprises commerciales, auxquelles peuvent se joindre des collectivités territoriales, des centres de recherche ou des organismes de formation, dans une stratégie de mutualisation de leurs moyens (art.5), reconnaissance du rôle des 26 Chambres régionales de l’ESS (CRESS) (art.4), reconnaissance des monnaies locales complémentaires, émises et gérées par les entreprises de l’ESS (art.10) ;

L’extension du pouvoir d’agir des salariés : création du droit d’information préalable des salariés dans les Petites et Moyennes Entreprises (moins de 250 salariés) en cas de cession, obligeant le chef d’entreprise à informer les salariés au plus tard deux mois avant la cession (art. 11 et 12), création du statut de Sociétés coopératives et participatives (SCOP) d’amorçage, qui accroît la capacité entrepreneuriale des salariés, repreneurs potentiels de premier plan (art.15) ;

La consolidation des entreprises statutaires de l’ESS : Rénovation du droit des coopératives (art. 13) et généralisation de la révision coopérative (art 14), Création d’outils nouveaux pour le développement des mutuelles : coassurance pour les contrats collectifs à adhésion facultative et obligatoire (art. 34), création des certificats mutualistes (art. 36), Consolidation du modèle associatif : sécurisation de la subvention (art. 40), facilitation des fusions (art. 41) ;

La définition élargie du commerce équitable : elle inclut désormais les activités organisées dans le cadre des relations commerciales Nord-Nord, quand elles bénéficient à des « travailleurs en situation de désavantage économique du fait de leur précarité, de leur rémunération et de leur qualification ». (art.50).

Comme le appelle la Carole Delga, ministre en charge de de ce domaine « Cette deuxième lecture a permis de franchir un nouveau cap vers l’édifice de l’Economie Sociale et Solidaire, avec un texte enrichi par le débat parlementaire, qui fait de la France un des pays les plus avancés en la matière. Je salue l’unanimité de l’ensemble des composantes de la gauche pour ce projet de 4 sociétés, celui d’une économie structurante, d’une économie de la coopération et de l’innovation » (C. DELGA, 04/06/14).

La deuxième lecture du texte à l’Assemblée nationale est prévue en séance publique le 3 juillet prochain. Convaincue que l’Economie Sociale et Solidaire est effectivement un vrai projet de société et une alternative économique intéressante, surtout dans nos territoires ruraux, je suis bien entendu favorable à ce texte de loi.

REFORME DU PERMIS DE CONDUIRE

Depuis plusieurs mois,  je suis abasourdie par le coût et la difficulté des jeunes que je reçois à pouvoir passer leur permis de conduire. Il est donc plus qu’urgent de réformer cet examen essentiel afin d’en faciliter l’accès et d’en baisser son coût. Trop de jeunes, faute de moyens financiers suffisants de leur famille, ne peuvent pas le passer et donc construire des projets de recherche d’emploi ou de formation.  Dans nos territoires ruraux où les moyens de transports publics sont réduits, ce permis de conduire n’est donc pas un luxe mais bien  un élément essentiel pour réussir.

Aussi, je ne peux que saluer les mesures récemment présentées par Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, qui en plus d’une nécessaire simplification amènera également  plus de justice sociale tant son coût est un facteur de discrimination pour  certains.

Cette réforme veut se mettre au service de la jeunesse et des 800 000 nouveaux candidats qui se présentent à l’examen du permis B chaque année en France.

Elle a notamment pour objectif de réduire les délais et donc les coûts d’obtention du permis de conduire. En effet la réduction des délais porte sur deux objectifs ,

le passage du permis divisés par 2 d’ici 2 ans

en cas d’échec réduire à 45 jours (contre 98 jours aujourd’hui) l’attente avant  une deuxième présentations peut faire gagner 200 euros aux candidats.

Pour ce faire, le service public se concentrera sur l’épreuve du permis B :

117 500 places d’examen B supplémentaires seront débloquées en réduisant, dès le 1er septembre 2014,

la durée de l’épreuve pratique du permis B de 35 à 32 minutes, sans remettre en cause le niveau d’exigence, pour permettre l’organisation de 13 examens par jour au lieu de 12 ;

145 000 places d’examen B supplémentaires seront rendues possibles à terme, en déchargeant les inspecteurs de la surveillance du code. Dès le 1er juillet 2014, des retraités de la gendarmerie et de la police nationales, et d’autres agents publics, seront mobilisés pour assurer cette mission et permettre aux inspecteurs de se consacrer en priorité à l’examen de conduite.

Cette réforme va rendre le permis plus accessible pour les jeunes :

La conduite accompagnée sera encouragée avec notamment la possibilité, sous réserve de l’avis des experts du CNSR, de démarrer la conduite accompagnée dès 15 ans et de passer l’épreuve de conduite dès 17 ans et demi. La conduite accompagnée représente un coût inférieur de 500€ pour un candidat par rapport à une formation traditionnelle.

L’Etat engage un effort supplémentaire en faveur du permis à 1 euro par jour (prêt à taux zéro). Ce dispositif bénéficie déjà à 10% d’une classe d’âge. Il est donc décidé de l’ouvrir après un échec à l’examen, et de créer un prêt de « complément » de 300€.

 

Economie : petites brèves

La Banque centrale européenne a annoncé la mise en œuvre de mesures de politique monétaire inédites, en abaissant ses taux d’intérêt à 0,15%. Cette mesure de la BCE est à saluer car elle peut améliorer le financement de l’économie et ainsi soutenir la croissance.

Comme l’a déclaré la Président de la République, la BCE « a eu conscience que le danger, ce n’est pas l’inflation, c’est la déflation, le risque que les économies ne repartent suffisamment, que les entreprises ne parviennent pas à se financer ». « La croissance sera d’autant plus vigoureuse qu’il y aura des politiques de change équilibrées et des politiques monétaires tenant compte du risque de déflation que nous avons relevé dans plusieurs parties du monde et notamment en Europe ». C’est un peu d’oxygène dans l’économie européenne qui répond à une demande récurrente de la France. 

Les politiques économiques de l’Union européenne qui doivent être de plus en plus orientées vers la croissance et l’emploi et tout comme Michel Sapin, je suis tentée de dire  « c’est maintenant aux entreprises d’utiliser les marges qui leur sont données pour investir et embaucher ».

 

D’autant plus que ces entreprises vont bientôt bénéficier du pacte de responsabilité et dès maintenant du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE).

En effet « 7 Md€ ont été versés ou sont en cours de versement » au titre du CICE pour 2013, sur les 10 Md € prévus. A noter également la rapidité d’action entre le dépôt du dossier et le versement puisqu’au niveau national, il ne faut en moyenne que 17 jours entre le dépôt et le versement. Pour exemple: 1 entreprise spécialisée dans la mécanique industrielle a perçu 26 000 € au titre du CICE, 4 jours après avoir déposé son 1 dossier. Cette aide va contribuer à l’investissement et à l’embauche. Son directeur général, qui prévoit de créer 8 emplois au minimum pour renforcer son équipe actuelle de 25 personnes.

Il y a donc des actes concrets du gouvernement en faveur de l’économie, de l’emploi et de la croissance. Et un vrai soutien aux entreprises.

C’est pour cela que je m’associe aux déclarations des Ministres François Rebsamen et Michel Sapin « Le gouvernement fait un effort sans précédent, de près de 41 Md€ envers les entreprises ». Dans ce contexte, il est « incroyable […] d’entendre, sans arrêt les entreprises se plaindre, geindre, pleurnicher » (F. Rebsamen). Certains se plaignent de « harcèlement fiscal, il y a des moments où on croit rêver ». Sans bien sûr que cela concerne les chefs d’entreprise eux-mêmes, « il y a des petits jeux qui sont contraires à l’intérêt général » et « préjudiciables aux entreprises elles-mêmes » : « il faut en terminer avec ces petits jeux » (M. Sapin).

Les deux ministres visaient particulièrement les représentants du MEDEF. Mais voilà je m’interroge : le MEDEF représente t-il et porte-t-il vraiment les entreprises françaises? je ne le pense pas. Il s’agit d’une élite de chefs d’entreprise plus préoccupés par le pouvoir et la politique dans sa plus faible expression que par la défense de tous ses adhérents. Je rencontre nombre de petits chefs d’entreprise sur le terrain, ils sont beaucoup plus constructifs et réalistes !

Question écrite au ministre du logement après l’annonce du gel des APL

Par une question écrite, j’ai interrogé le ministre en charge du logement afin d’obtenir des précisions après l’annonce du gel de l’allocations personnalisée au logement (APL) essentielle pour que de nombreuses familles se logent dignement.

Mme Martine Faure attire l’attention de Mme la ministre du logement et de l’égalité des territoires sur l’annonce du Gouvernement concernant le gel de l’allocation personnalisée au logement (APL). Les associations de consommateurs indiquent que cette décision va toucher plus de 6 millions de locataires bénéficiaires, majoritairement des personnes à bas revenus. Par ailleurs, cette décision s’oppose à la flambée des prix de l’immobilier accompagnée de la crise du logement qui y fait suite. La mission d’inspection du logement social (Milos) a pu constater notamment que les nouveaux entrants dans le parc public sont amenés à régler des loyers nettement plus élevés, et que les ménages éligibles au logement social sont sollicités à de tels niveaux d’effort que leur solvabilité est remise en cause. Les APL servent d’amortisseurs à la crise du logement. Aussi elle souhaiterait connaître les orientations du Gouvernement en la matière.

Retraites agricoles : question écrite au ministre de l’agriculture

J’ai adressé une question écrite au ministre de l’agriculture afin de relayer les propositions de l’ADRA (association départementales des Retraités Agricoles) qui se bat depuis de nombreuses années pour obtenir des pensions équivalentes à 85% du SMIC pour les retraités non-salariés agricoles. C’est à mes yeux une juste revendication !

Mme Martine Faure attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement, sur la situation des retraités non-salariés agricoles. Le projet de loi sur la réforme des retraites dans le chapitre IV propose des avancées non contestables mais qui ne répondent pas aux attentes des retraités de l’agriculture qui souhaitent obtenir 85 % du SMIC. Certes le nombre d’actifs pour le nombre de retraités dans l’agriculture est très faible (1 pour 3) et la cotisation des actifs couvre moins de 15 % des prestations vieillesse agricole. Afin de répondre aux attentes des retraités il est indispensable de trouver de nouveaux moyens de financement et en particulier ceux proposés par l’ADRA, à savoir « mettre en place un fonds de financement des retraites agricoles (FFIRA), faisant suite au FFIPSA (fonds de financement des prestations agricoles) devenu obsolète, donc supprimé, mais nullement remplacé concernant la branche retraites. Ce FFIRA, dont le montant devra correspondre aux besoins des pensions revalorisées (85 % du SMIC à parité hommes-femmes), devra être alimenté de façon pérenne, mais sans aggraver le déficit public, par les dispositions législatives ». Aussi elle lui demande de bien vouloir lui faire savoir les dispositions qu’il envisage de prendre afin de remédier à cette injustice dont sont victimes les retraités agricoles.

Question publiée au JO le : 03/06/2014

La culture du maïs OGM reste interdite en France

Le Conseil d’État a rejeté le 05 mai dernier la requête des producteurs de maïs et confirmé l’arrêté du 14 avril 2014 pris par le ministre de l’Agriculture, interdisant la culture du maïs génétiquement modifié MON810. Le juge des référés a estimé que «  les requérants ne justifiaient pas d’une situation d’urgence «  et que «  l’arrêté ne portait pas une atteinte grave et immédiate à la situation économique des requérants ni de la filière ». Les parcelles de maïs déclarées OGM par les deux agriculteurs de Midi-Pyrénées ont fait l’objet de prélèvements et des analyses sont en cours. Dans le cas où les résultats des analyses confirmeraient la mise en culture de maïs MON810, il sera demandé aux exploitants de détruire les parcelles concernés dans les plus brefs délais, sous contrôle des services de l’Etat. Je salue la décision rendue par le Conseil d’Etat, le travail des  misnitres Stéphane Le Foll et Ségolène Royal ainsi que le vote par le Sénat de la proposition de loi déjà adoptée par l’Assemblée nationale et qui interdit définitivement la mise en culture de toutes les variétés de maïs génétiquement modifié. Dès mon premier mandat je me suis positionnée contre l’utilisation des OGM et je suis satisfaite de constater que la mobilisation des parlementaires et la ténacité du gouvernement sont efficaces face aux divers lobbyings. 

ELECTIONS EUROPEENNES

Dans le cadre des élections européennes qui auront lieu le 25 mai (un seul tour), je serai présente aux côtés de Laurence Harribey qui anime une réunion publique ce soir à 19h au centre culturel des carmes de Langon, (salle François Mauriac). Maire de Noaillan, une commune rurale du Sud Gironde, suppléante de mon collègue député Gilles Savary, Laurence Harribey est 3ème sur la liste PRG-PS du grand Sud Ouest et donc en position éligible pour représenter la Gironde au Parlement Européen.

Je l’accompagnerai également demain matin sur les marchés de La Réole (9H00) et Cadillac (10h30).

Il me paraît important de soutenir Laurence Harribey avec qui j’ai déjà sillonné la 12ème circonscription lors de visites de structures publiques ayant bénéficié de fonds européens (station d’épuration et chaudière bois à La Réole, Mission Locale des 2 rives à Cadillac). Nous avons également rencontré les présidents de Syndicats Viticoles qu’avec Gilles Savary nous avions invité pour rencontrer notamment Eric Andrieu, député européen sortant, siégeant à la commission agriculture, et deuxième sur la liste.

Il est important de se mobiliser pour cette élection européenne car pour la première fois notre vote permettra d’élire le président de la commission européenne. La socialiste que je suis, espère ainsi qu’avec l’allemand Martin Schulz (candidat à la présidence de la commission) une nouvelle ligne politique, plus progressiste et plus sociale que celle menée par le libéral Manuel Barroso depuis trop longtemps, pourra ainsi se mettre en action.  Nous avons une chance unique de  faire basculer l’Europe de droite à Gauche pour y pratiquer une politique plus proche des citoyens et enfin semer les germes d’une politique sociale commune et harmonisée, donc plus juste.

 

Mémo sur l’élection 

193 listes ont été déposées pour l’élection des représentants au Parlement européen qui aura lieu le dimanche 25 mai prochain. Ce nombre est en progression très significative par rapport aux élections européennes de 2004 et 2009 : +20 % d’augmentation par rapport aux deux derniers scrutins de référence. Pour mémoire, 169 listes avaient été présentées en 2004 et 160 listes en 2009. Le nombre de candidats connait également une augmentation très significative, à 3 753 candidats contre seulement 3 089 lors du scrutin précédent, soit une hausse de 21,5 %. La progression du nombre de listes est particulièrement marquée dans la circonscription de l’outre-mer (+72%), et dans une moindre mesure dans l’Ouest (+25%) et le Massif Central-Centre (+25%). L’Ile-de-France reste la circonscription la plus disputée avec 31 listes déposées, devant l’Ouest, le Sud-Ouest et le Massif Central-Centre avec 25 listes. Seule une liste déposée vendredi 2 mai a été déférée au Conseil d’Etat suite à un défaut de parité et de l’absence de pièces justificatives. Par décision du 5 mai 2014, le dépôt de cette liste irrégulière a été annulé. Enfin, avec 1 876 femmes sur 3 753 candidats, le principe de parité est respecté.

Soutien au biocontrôle : une alternative aux traitements phytosanitaires.

Récemment, Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, a réuni les acteurs du biocontrôle pour identifier avec eux les leviers du développement de cette filière en plein essor et promouvoir l’utilisation de ces produits en agriculture.

Le biocontrôle rassemble les méthodes de protection des végétaux qui privilégient le recours aux mécanismes naturels plutôt qu’aux produits phytosanitaires. Le biocontrôle est ainsi fondé sur la gestion des équilibres des populations d’agresseurs plutôt que sur leur éradication, en sollicitant insectes, champignons, bactéries ou phéromones pour traiter des maladies ou repousser des insectes invasifs, à l’instar bien connu de l’utilisation des coccinelles pour lutter de façon naturelle contre les pucerons. « Il faut que ces techniques pionnières soient soutenues par une ambition politique forte et qu’elles constituent une des briques de la mise en place d’une agriculture durable et d’une alimentation saine et diversifiée » (S. Le Foll, 22/04/14). Des dispositions prévues dans le projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, permettront de valoriser davantage ces méthodes alternatives.

Avec déjà plus de 70 PME françaises investies dans le biocontrôle, soit environ 1 500 emplois directs et 4 000 emplois indirects, pour un marché mondial estimé aujourd’hui à 1,6 Md€, il s’agit d’une filière en plein développement avec des perspectives importantes de croissance. « Nous allons faire de la France un leader » et bâtir « des géants du biocontrôle face aux géants de la chimie ».

Toute les pistes doivent être soutenues afin de diminuer les traitements chimiques, dans notre agriculture notamment. Je salue donc la volonté politique de ce gouvernement et de son ministre de l’Agriculture de soutenir le biocontrôle qui est une alternative sérieuse et crédible.