Remise du rapport sur le nouveau dispositif du service public de l’archéologie préventive

Communiqué de presse du Ministère de la Culture et de la Communication, le 26 mai 2015 à Paris, à l’occasion de la remise du rapport pour une politique publique équilibrée de l’archéologie préventive

Il s’agit de l’aboutissement d’un travail passionnant mené depuis plusieurs mois

rapport archéo préventive.JPG

« Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, s’est vue remettre le rapport établi par Martine Faure, députée de la Gironde, sur le nouveau dispositif du service public de l’archéologie préventive

Face au constat d’une dégradation des conditions d’exercice de l’archéologie préventive et sur proposition de Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, le Premier ministre a confié à Martine Faure, députée de la Gironde, la mission de concevoir un nouveau dispositif du service public de l’archéologie préventive.

Martine Faure vient de remettre ce mardi 26 mai 2015 son rapport pour une politique publique équilibrée de l’archéologie préventive.

Définie par les lois du 17 janvier 2001 et du 1er août 2003, l’archéologie préventive constitue un moteur essentiel de la connaissance de notre histoire et de l’appropriation de leur passé par nos concitoyens. Elle repose sur l’engagement de plusieurs acteurs: les services centraux et déconcentrés de l’État, l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), les services archéologiques de collectivités territoriales agréés pour la réalisation de diagnostics et de fouilles, les opérateurs privés agréés pour les fouilles et les aménageurs.

La baisse de l’activité de l’aménagement et les pratiques concurrentielles excessives entre les opérateurs de fouilles ont généré d’importants dysfonctionnements.

Pour remédier à cette situation, le rapport décline plusieurs propositions visant à remobiliser l’ensemble des acteurs du dispositif de l’archéologie préventive dans le cadre d’une politique publique garante du respect des exigences scientifiques de la discipline, autour des grandes orientations suivantes :

1°) construire une politique publique de l’archéologie préventive claire et coordonnée

2°) garantir un système de financement fiable et efficace

3°) redéfinir les missions et l’implication de chaque acteur en matière de recherche et de conservation des données archéologiques

4°) donner les moyens au développement de l’archéologie préventive en mer

5°) accroître la mobilité inter-institutionnelle des archéologues.

Martine Faure propose ainsi la réaffirmation d’une politique publique de l’archéologie préventive placée sous l’autorité de l’État, en particulier du ministère de la Culture et de la Communication en lien étroit avec le ministère de la Recherche. Elle rappelle que l’État doit disposer des outils lui permettant de jouer pleinement son rôle de régulateur et souligne que la place et les obligations de chacun des acteurs doivent être clairement identifiées pour rétablir la confiance au sein de la communauté scientifique. Elle prône une fédération des acteurs autour de projets communs de recherche et de valorisation des connaissances.

Fleur Pellerin remercie chaleureusement la députée Martine Faure en soulignant la qualité du travail accompli, à travers de très nombreuses auditions. Elle salue la qualité des constats établis et se félicite de disposer de propositions constructives qu’elle va étudier avec un grand intérêt. La ministre indiquera rapidement les conclusions qu’elle tire de ce rapport et en les prolongements qu’elle proposera d’y apporter dans le cadre du débat parlementaire relatif au projet de loi sur la liberté de la création, l’architecture et le patrimoine. »

 

En suivant ce lien vous trouverez l’intégralité du rapport http://www.culturecommunication.gouv.fr/Ressources/Rapports/Rapport-Faure-Pour-une-politique-publique-equilibree-de-l-archeologie-preventive

Bourses sur critères sociaux : le versement différé pour les étudiants de l’enseignement agricole n’existera plus.

A la rentrée 2015, les conditions de versement et démarches d’attribution de ces bourses sur critères sociaux seront les mêmes que celles s’appliquant aux étudiants relevant du Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur.

En conséquence, les bourses sur critères sociaux pour les étudiants relevant du ministère seront désormais versées mensuellement par les CROUS (Centre Régionaux des Œuvres Universitaires et Scolaires), dès le premier mois de leur formation, et non plus avec un différé comme c’était précédemment le cas.

Les étudiants qui ont fait une candidature en BTSA, classe préparatoire aux grandes écoles ou en école supérieure de l’enseignement agricole, ou qui y sont déjà inscrits peuvent dès maintenant présenter leur demande de bourse sur critères sociaux via le portail vie étudiante du CNOUS ou sur le site du CROUS de leur académie.

Je salue cette avancée voulue par Stéphane LE FOLL, Ministre de l’agriculture, qui représente une vraie progression pour les conditions de vie des étudiants de l’enseignement agricole.

LES CONCLUSIONS DES ASSISES DE L’ECOLE POUR LES VALEURS DE LA REPUBLIQUE

Le 13 mai, Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education nationale,  a présenté une communication relative aux conclusions des Assises locales et départementales de la mobilisation de l’École et de ses partenaires pour les valeurs de la République dont je vous livre les principales orientations.

Après le « Dialogue national autour des valeurs de la République » organisé dans l’enseignement agricole, ce sont près de 81 000 personnes qui ont participé à 1 325 réunions. Cette réussite manifeste la volonté des partenaires de l’Ecole d’approfondir le sursaut du 11 janvier 2015 et de s’engager pour promouvoir les valeurs de la République. Les mesures de la grande mobilisation de l’Ecole se mettent en œuvre concrètement :

1 la priorité est donnée à la maîtrise de la langue. Avec le nouveau programme, l’école maternelle deviendra plus encore qu’aujourd’hui l’école des premiers apprentissages en matière de langage écrit et oral. Le 11 mai 2015, le projet de programme de cycle 2, qui organise un apprentissage explicite du français, a été mis en consultation des enseignants. Pour l’évaluation prévue à des fins diagnostiques au début de la classe de CE2, des outils seront diffusés dès le 1er trimestre de l’année scolaire 2015-2016.

2 – La formation à la laïcité et le parcours citoyen se mettent en place. 1 179 experts ont déjà été formés à la laïcité et à l’enseignement moral et civique. Ils formeront, à leur tour, 300 000 de leurs pairs d’ici la fin 2015Un livret relatif à la laïcité sera diffusé dans tous les établissements et la charte de la laïcité sera signée par les parents à la rentrée prochaine. Pour mettre en œuvre le nouveau parcours citoyen, l’enseignement moral et civique sera opérationnel à la rentrée et le nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture intègre désormais pleinement l’objectif de formation du jeune citoyen. L’éducation aux médias et à l’information est elle aussi prise en compte et valorisée. Cette remobilisation autour des valeurs de la République s’est aussi manifestée par la relance, dès le mois de mars, de la semaine d’éducation contre le racisme et l’antisémitisme et par la diffusion d’un livret de prévention de la radicalisation.

3- La mobilisation pour les valeurs citoyennes est également défendue au niveau européen. Le 17 mars 2015, tous les ministres européens de l’éducation ont été réunis à Paris pour adopter une déclaration commune réaffirmant les valeurs de l’éducation européenne. Ces engagements seront formalisés à Bruxelles le 18 mai et mis en application dans les prochains mois.

Les Assises constituent une base pour construire avec les partenaires de l’école une nouvelle dynamique autour de la promotion des valeurs de la République.

1-Les Assises ont mis en avant des perspectives de travail partenarial. Les Assises ont permis de rassembler les acteurs autour de quelques grands principes : partage de définitions communes des valeurs de la République ; reconnaissance de l’engagement associatif et citoyen ; mise en place de la réserve citoyenne ; promotion de dispositifs favorisant la mixité scolaire. L’ensemble de ces pistes seront déclinées de manière opérationnelle avec les acteurs et les partenaires ministériels.

2- La réserve citoyenne de l’éducation nationale est lancée. La réserve citoyenne de l’éducation nationale est lancée pour permettre à toutes les bonnes volontés de s’engager aux côtés des enseignants dans la promotion des valeurs de la République. Pour aller au-delà des 4 660 premiers inscrits, les premiers « ambassadeurs de la réserve citoyenne » se sont engagés avec le ministère à promouvoir très largement la réserve dans leur institution et auprès du public (Ecole nationale d’administration ; Ligue de l’enseignement ; CEMEA ; Francas ; Centre national des œuvres universitaire et scolaire ; Conférence des présidents d’universités ; Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs). D’autres conventions seront conclues dans les prochaines semaines. Cette réserve citoyenne s’inscrira dans le cadre défini par la mission confiée par le Président de la République au vice-président du Conseil d’Etat, M. Jean-Marc Sauvé, et au sélectionneur de l’équipe de France de handball, M. Claude Onesta.

3- Le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche proposera, à partir de l’automne 2015, d’accueillir au minimum 5 000 volontaires du service civique. Un travail sera engagé dès la semaine prochaine avec les académies pour recueillir les besoins des établissements et des territoires.

Ces orientations sont concrètes et rapidement mobilisables. Parce que c’est de sa responsabilité de veiller aux conditions du vivre ensemble dans notre société,  l’Etat propose ainsi des  premières réponses face à la dégradation des valeurs républicaines et laïques. Pour autant, cela reste aussi de notre propre responsabilité de citoyen de promouvoir ces mêmes valeurs dans notre quotidien. Nous pouvons toutes et tous agir en ce sens, notamment en guidant nos enfants et en leur expliquant que dans le respect de nos différences, nous pouvons tous vivre ensemble dans  la tolérance et la sérénité.

Des évolutions pour l’assurance chômage des intermittents du spectacle

Dans le cadre du Projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi, l’article 20 du Titre II aborde particulièrement l’assurance chômage des intermittents du spectacle. 

Cet article est notamment une traduction de propositions issues du rapport écrit par mon collègue, Jean-Patrick Gillé.

J’ai participé à ces travaux et je me félicite des 1ères -réelles- avancées que ce rapport propose, tout en reconnaissant qu’il y a -encore- du chemin à parcourir.

Je vous livre un résumé du rapport de JP Gillé qui  permet de comprendre facilement les évolutions attendues.

Résumé du Rapport de JP Gillé

1- Sécuriser et pérenniser l’existence d’un régime adapté d’assurance-chômage aux bénéfices des artistes et des techniciens au sein du régime interprofessionnel d’assurance-chômage.

La loi posera le principe de l’existence au sein de la convention d’assurance-chômage, négociées périodiquement par les partenaires  sociaux d’un régime d’assurance-chômage adapté à la spécificité de l’emploi des artistes et des techniciens afin de rendre pérenne les actuelles annexes 8 et 10 de la convention d’assurance-chômage. La loi sera présentée au Parlement au cours du premier semestre 2015.

Aujourd’hui : les annexes 8 et 10 sont une construction purement conventionnelle, dont l’existence peut être remise en cause à chaque renégociation de la convention d’assurance-chômage.

Demain : L’existence des annexes sera une condition de l’agrément de la convention d’assurance-chômage.

2Responsabiliser les partenaires sociaux représentatifs du secteur du spectacle en leur permettant de définir eux-mêmes les règles applicables aux intermittents dans le respect de la solidarité interprofessionnelle propre à l’assurance-chômage.

La solidarité interprofessionnelle constitue un socle commun auquel l’ensemble des acteurs est attaché. A l’intérieur de celle-ci, la spécificité des règles propres à l’intermittence doit pouvoir être mieux appréhendée. Pour cela, la loi déterminera une méthode de négociation des annexes 8 et 10 qui concilie la responsabilité globale des partenaires sociaux interprofessionnels en matière d’assurance-chômage et celle des partenaires sociaux représentatifs du monde  du spectacle et de l’audiovisuel eux-mêmes s’agissant des règles applicables aux intermittents.

Aujourd’hui : Les partenaires sociaux représentatifs du secteur du spectacle ne sont pas directement présents à la table des négociations pour la définition des règles applicables au sein des annexes 8 et 10.

Demain :  La loi déterminera précisément le rôle de chacun. Avant chaque négociation de la convention d’assurance chômage, les partenaires interprofessionnels fixeront un cadre global pour les annexes 8 et 10. Dans le respect de ce cadrage, les partenaires sociaux interprofessionnels de fixer les règles pour les intermittents comme c’est le cas aujourd’hui.

Cette articulation permet de respecter chacun : les partenaires sociaux interprofessionnels au regard de leur responsabilité d’ensemble sur l’assurance chômage et les partenaires sociaux du secteur qui auront la possibilité d’élaborer eux-mêmes les paramètres d’assurance-chômage qu’ils jugent opportun d’appliquer aux intermittents. 

Ces nouvelles règles de négociation seront applicables, après modification de la loi, au moment de  la prochaine négociation de la convention d’assurance-chômage, fixée par les partenaires sociaux au premier semestre 2016. 

3- Encadrer le recours aux contrats intermittents pour combattre les abus et supprimer la ”permittence”

Le contrat de travail des intermittents – le CDD es d’usage- constitue un outil adapté aux spécificités des métiers des artistes et des techniciens caractérisées par la succession de périodes d’activités souvent de courte durée, entrecoupées de périodes non travaillées. Le recours à ce contrat doit répondre à ce besoin spécifique et ne doit pas se développer au delà des métiers qui le justifient. Pour les artistes et les techniciens  disposant d’une activité pérenne au sein d’une structure culturelle, le contrat de travail de droit commun doit être le CDI.

Aujourd’hui : les conventions collectives du secteur du spectacle fixent la liste des métiers éligibles au CDD d’usage

Demain : Les partenaires sociaux des branches du spectacle ouvriront des négociations en vue d’actualiser la liste des métiers  éligibles au CDD d’usage et de lutter contre la précarité professionnelle dans le secteur. A défaut d’accord dans un délai d’un an, les listes de métier seront déterminées par la voie règlementaire. Le non-respect des listes de métiers constituera un motif de retrait de la licence d’entrepreneur du spectacle et le contrôle opéré par le CNC sera renforcé dans le champ de l’audiovisuel.

4- Développer l’emploi et adapter la protection sociale pour mieux garantir les droits des intermittents.

La question de l’emploi culturel, de la qualité de ce dernier et des droits qui y sont rattachés constitue une exigence tout aussi importante que l’assurance-chômage pour l’amélioration du quotidien des intermittents. L’accent doit être mis sur des politiques actives de soutien à l’emploi des artistes et des techniciens, sur la sécurisation des trajectoires professionnelles et sur des règles adaptées de protection sociale doivent être définies dans l’accès à la protection sociale doivent être définies pour que l’intermittence ne soit pas un frein dans l’accès aux droits sociaux.

Aujourd’hui , Le premier risque auquel font face les intermittents est d’abord un risque sur leur emploi avant d’être un risque sur leur statut. La succession des périodes travaillées et non-travaillées peut soulever des difficultés dans l’accès à la protection sociale, en particulier en matière de santé et de maternité.

Demain : Afin de mettre un terme à la crise qui a secoué le monde de la culture à la fin du printemps dernier, le Gouvernement a décidé de prendre à sa charge le différée d’indemnisation supplémentaire issu de l’accord sur l’assurance-chômage. Passée cette échéance, les sommes ainsi mobilisées seront affectées à un fond de développement de l’emploi culturel qui aura notamment pour objet d’encourager le développement de l’emploi permanent en substitution de l’intermittence et de soutenir des formes d’emploi moins précaires pour les intermittents

S’agissant de l’amélioration de l’accès des intermittents aux prestations en espèces maladies et maternité, le décret abaissant de 200 à 150 heures travaillées par trimestre les conditions d’ouverture des droits à prestations en espèces sera publiée avant la fin du 1er trimestre 2015.

Logement étudiant : le « plan 40 000  » avance positivement.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité, ont fait un point sur les premiers résultats positifs du Plan 40 000 lancé en mai 2013, conformément à l’engagement du Président de la République visant à créer 40 000 logements sociaux étudiants d’ici fin 2017. 

Ainsi à ce jour, le bilan intermédiaire montre que :

·        depuis 2013 : plus de 25% des objectifs ont été réalisés, avec la construction de 11 912 logements étudiants, soit 511 de plus que prévu dans la programmation initiale.

·        d’ici fin 2015 : près de 50% des objectifs auront été atteints, avec la production totale de 20 722 nouveaux logements étudiants.

·        fin 2017 : la construction de 42 445 logements étudiants est programmée.

Il s’agit de résultats très encourageants qui consolident l’offre pérenne de logement social destinée aux étudiants et démontrent la capacité du gouvernement à honorer ses engagements.

Les mesures prises par ailleurs en matière de libération de foncier public et privé, ainsi que celles visant à lever les différents freins à la construction de logement social, contribuent vraisemblablement à cette réussite.

Bien entendu, tous les acteurs doivent  poursuivre leur mobilisation en faveur de la construction de logements étudiants, sous l’impulsion de Marc Prévot, inspecteur général honoraire de l’administration du développement durable, missionné depuis mai 2013 pour suivre et accompagner le « Plan 40 000 ».

Enfin il est également à noter que la généralisation, depuis la rentrée 2014, de la Caution Locative Etudiante (CLE), qui permet d’aider les étudiants dépourvus de garant personnel à accéder à un logement, a déjà bénéficié à 2 252 étudiants. 

Cet ensemble de mesures contribue efficacement à la possibilité d’obtenir un logement à bas coût et de qualité, conditions essentielles pour démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur et favoriser la réussite des étudiants.

Elections départementales : les Girondins confirment la gauche !

Le deuxième tour des élections départementales a livré ses résultats définitifs. Au niveau national, ils confirment une défaite de la gauche, la victoire de l’Union des droites républicaines et un ancrage fort du Front national qui pour autant ne gagne aucun département, ce dont je me réjouis.

En revanche, en Gironde, la gauche est victorieuse et maintient largement sa majorité dans 22 cantons sur 33.

Je n’en suis pas étonnée car je connais le travail fourni depuis des années par les conseillers généraux de la majorité départementale jusqu’alors emmenée par Philippe Madrelle. Du travail, de l’écoute et de la proximité alliés à des projets d’intérêts collectifs et une vigilance permanente à appliquer un principe de péréquation financière pour bonifier la ruralité et ne pas créer de Gironde à deux vitesses. Toutes les communes girondines, quelle que soit l’étiquette politique de leurs conseils municipaux, ont bénéficié de cette politique de solidarité et de partage depuis trente ans.

La campagne électorale qui s’achève a démontré cette réalité face à l’outrance des candidats de droite. Ces derniers, au lieu de venir parler de leur territoire aux électeurs de leur canton, ont préféré s’aligner sur des postures politiciennes nationales. Ils ont cru pouvoir seulement surfer sur un contexte a priori favorable pour eux sans travailler, sans imaginer un projet, juste en pérorant des calomnies sur leurs adversaires. Les électeurs n’ont pas voulu se contenter de cela, conscients que l’enjeu était beaucoup plus sérieux. La droite a ainsi perdu !

Sur les trois cantons de la 12ème circonscription, cette vérité apparaît clairement puisque les trois binômes socialistes et d’union de la gauche l’emportent.   Guy Moreno et Marie-Claude Agullana sur le canton Entre-Deux-Mers, Jean-Marie Darmian et Anne-Laure Fabre-Nadler sur le canton de Créon et enfin Bernard Castagnet et Christelle Guionie sur le canton Réolais et Bastides. Chacun sur son territoire a pu faire état d’un bilan difficilement contestable, ils ne se sont pas laissés aller à la calomnie comme leurs adversaires, préférant proposer un projet clair aux habitants de leur territoire. Ils n’ont pas stigmatisé des communes et leurs habitants, ils n’ont pas invectivé, ils n’ont pas produit de tracts assassins et mensongers. Ils ont simplement parlé d’avenir à leurs électeurs en leur disant ce qu’ils allaient faire pour eux. C’est ainsi qu’ils ont gagné ! 

Lors de l’installation du nouveau Conseil Départemental de la Gironde cette semaine, Jean-Luc Gleyze, réélu avec Isabelle Dexpert sur le canton du Sud Gironde, deviendra vraisemblablement le nouveau Président du Conseil Départemental. Il succèdera à Philippe Madrelle que je salue avec émotion, ouvrant une nouvelle ère pour notre département avec ses côtés Christine Bost comme 1ère Vice-présidente. Je prédis que ce duo d’expérience et d’avenir aura à coeur de maintenir l’équilibre de la Gironde et de faire vivre le monde rural et le monde urbain en complémentarité.

Handicap : simplification du droit à l’allocation de rentrée scolaire (ARS)

Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Laurence ROSSIGNOL, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie et Ségolène NEUVILLE, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, ont annoncé la simplification du droit à l’allocation de rentrée scolaire (ARS) pour les enfants en situation de handicap.

Désormais, un enfant handicapé de plus de 6 ans bénéficiera de l’ARS dans les conditions de droit commun, même s’il est scolarisé en maternelle. Cette mesure d’équité met fin à une situation qui peut aujourd’hui être préjudiciable à la bonne intégration à l’école des enfants en situation de handicap.

En effet, comme le bénéfice de l’ARS est normalement réservé aux enfants ayant intégré l’école élémentaire, qui marque le début de la scolarité obligatoire, si un enfant âgé de plus de 6 ans était maintenu en grande section d’école maternelle, ses parents étaient privés du droit à l’ARS, alors même que ce maintien est décidé dans l’intérêt de l’enfant.

Martine FAURE salue cette mesure d’équité et qui simplifie le quotidien des parents. Le versement de l’allocation sera automatique, comme pour tout enfant de plus de 6 ans.

Elle rappelle que cette décision complète la simplification du versement de l’allocation de rentrée scolaire décidée en 2014. Le gouvernement facilite ainsi l’accès à une prestation qui avait été, dès la rentrée 2012, revalorisée de 25% pour les 3 millions de familles qui en bénéficient.

Ce nouveau droit devrait voir le jour dès la prochaine rentrée scolaire. À travers cette mesure de justice sociale, le gouvernement renforce son soutien aux familles et sa détermination à faciliter la scolarisation des enfants en situation de handicap.

Elections départementales : un 1er tour encourageant sur la circonscription.

Les résultats du 1er tour des élections départementales démontrent une victoire incontestable de la droite républicaine.   A côté d’elle, tout près, la droite dure et le Front national réalisent également des scores élevés et inquiétants pour ceux qui, au delà des clivages, ont une certaine idée de la France et de la République.

Quant à la Gauche, et le Parti Socialiste en particulier, elle est à l’évidence en difficulté mais sûrement pas autant que les sondages lavaient prédit. 

Ces mêmes sondages qui annonçaient également une abstention record. Là encore les électeurs ont démenti, en étant au rendez-vous dans les bureaux de vote. Si l’on reste éloigné d’une forte participation, le fait est que plus de la moitié des Français inscrits sur les listes électorales s’est déplacée.  Jespère que cette mobilisation citoyenne samplifiera au second tour pour notamment défendre avec force les valeurs républicaines menacées par les candidats du Front national et soutenir les projets des candidats de gauche.

Sur les trois cantons de la 12ème circonscription, je note les résultats encourageants des candidats socialistes et d’union de la gauche qui une fois encore sur notre territoire se distinguent de la tendance nationale.

Sur le canton Entre-Deux-Mers, Guy Moreno et Marie-Claude Agullana devront passer par une triangulaire face à la droite et le Front National.  Connaissant leur énergie et la valeur de leur candidature, je sais qu’ils sauront rassembler plus largement autour d’eux des électeurs de gauche   soucieux de faire gagner des valeurs républicaines, garantes du vivre ensemble et de la tolérance.

Je salue Bernard Castagnet et Christelle Guionie qui arrivent en tête sur le canton Réolais et des Bastides. Face à eux, le chef de file des candidats de l’union de la Droite du département, soutenu par plusieurs anciens premiers ministres  UMP,  se retrouve second avec une très faible, voire inexistante,  réserve de voix compte tenu du maintien probable au deuxième tour  des candidats du Front National. C’est donc une triangulaire qui est proposée aux électeurs de ce canton.  Si le résultat sera probablement serré, j’ai une grande confiance dans la capacité  de Bernard Castagnet et Christelle Guionie à fédérer autour de leur projet tous les électeurs et les forces de gauche qui ont compris que seul le projet de la majorité départementale s’adresse au plus grand nombre et saura agir pour tous les Girondins, sans différences selon qu’ils vivent en ville ou à la campagne.

Quant au canton de Créon, Jean-Marie Darmian et Anne-Laure Fabre-Nadler réalisent une très belle performance en se plaçant 1er dans 22 communes sur 23, ce qui leur permet d’afficher un score de presque 40%, loin devant leurs concurrents de droite. Le Front national est ici éliminé. Je remarque que ce binôme rassemble un socialiste et une Europe Ecologie les Verts, montrant ainsi la force de l’union de la gauche. Je sais que ce bon résultat du 1er tour ne les empêchera pas de faire campagne jusqu’à la dernière heure pour que dimanche soir le résultat des urnes leur soit définitivement  favorable.

Je constate qu’une nouvelle fois les habitants des territoires ruraux prouvent leur vitalité citoyenne en se mobilisant et que les résultats des candidats de la majorité départementale y sont plutôt positifs. Leurs compétences, leur présence sur le terrain et leur juste application de la politique départementale de redistribution et de partage les rendent légitimes auprès des électeurs.

Je suis à leur côté pour confirmer ces résultats au 2ème tour et pour qu’ainsi la Gironde reste un département de gauche où redistribution et égalité des territoires, défense de la ruralité et juste place de la métropole  restent les moteurs de la politique départementale de demain.

Dimanche 22 mars : votez !

Ce dimanche 22 mars, n’abandonnez pas notre Démocratie, n’abandonnez pas notre République.

Aller voter pour élire votre nouveau Conseil Départemental.

Dimanche, 

Aller voter et faites voter ! 

Je compte sur vous !

Bien cordialement,

Martine Faure

Les bureaux de vote sont ouverts de 8h à 18h.