Election Départementale : c’est vous qui décidez, pas les sondages ! 

Dimanche 22 mars 2015 aura lieu le 1er tour des élections départementales.

Vous le savez, je suis aux côtés des candidats de la majorité départementale qui continueront à agir sur votre quotidien avec rigueur et passion, en préservant les intérêts dune ruralité forte et moderne, aux côtés dune métropole bordelaise rayonnante et solidaire.

Pour préserver cet équilibre, qui, sous la houlette de Philippe Madrelle, a fait de la Gironde un département remarquable, je fais confiance aux candidats de la majorité départementale des trois nouveaux cantons de la 12ème circonscription : 

Canton du Réolais et des Bastides : Bernard Castagnet, Christelle Guionie et leurs remplaçants  Sabrina Nietrzeba-Carlesso et Daniel Barbe

Canton de l’Entre-Deux-Mers : Guy Moreno et Marie-Claude Agullana et leurs remplaçants  Nicolas Tarbes et Delphine Tach

Canton de Créon : Jean-Marie Darmian et Anne-Laure Fabre-Nadler et leurs remplaçants Gérard Poisbelaud et Mathilde Feld

Chacun de ces binômes portera des valeurs de progrès, de partage et de solidarité pour toutes et tous les Girondins.  Ils continueront, comme cela se fait depuis des années,  à investir pour votre quotidien dans les champs d’actions du conseil départemental : pour l’autonomie des personnes âgées, pour l’enfance et la jeunesse, pour les collèges, pour les transports scolaires, pour nos communes, pour les routes, pour l’économie, pour l’action sociale et la solidarité, pour les associations sportives et culturelles,…

Avec eux, il ny aura que des Girondins et non des Girondins de Bordeaux et des Girondins de Gironde. Une formule sectaire et affligeante dont lauteur est le maire de Bordeaux, véritable chef de file des candidats de droite (malgré ce que l’on vous dit).

Cette expression en dit long sur les risques qui planent sur les habitants de nos territoires ruraux.

Je ne parlerai pas du parti dextrême droite dont les représentants sur la circonscription sont totalement inconnus et, qui plus est, sans compétences et sans la moindre expérience. Ne vous laissez pas abuser  ! Ne leur livrez pas nos territoires pour protester contre une politique nationale. Ne nous trompons pas d’objectifs !

L’élection départementale est une élection de proximité, avec des candidats de proximité, dont vous pouvez mesurer l’action et les résultats à travers leur bilan.

Alors même que le vote n’a pas eu lieu, les instituts de sondages proclament déjà  les résultats du 1er tour et même du deuxième tour.

Permettez-moi de leur rappeler qui est seul maître dune élection démocratique : vous et seulement vous ! 

Aussi, dimanche 22 mars 2015, nabandonnez pas notre démocratie et notre République.  Allez voter et faites voter !

Le comité de suivi sur la loi de refondation de l’école en Gironde 

Le comité de suivi de la loi d’orientation et de refondation de l’école, auquel j’appartiens, organise des auditions à l’Assemblée nationale mais se déplace aussi en région afin de constater l’application de la loi,  et plus encore les projets innovants qui en découlent. Ces rencontres permettent également d’évaluer les difficultés rencontrées.

Ainsi, le comité de suivi s’est rendu au collège Paul Esquinance à La Réole sur notre 12ème circonscription. Avec Yves Durand, le Président du comité de suivi, Olivier Dugrip, Recteur de l’Académie de Bordeaux et François Coux, DASEN, nous avons en premier lieu rencontré Mme Gabarroche, IEN de la circonscription, et le groupe de professeurs d’école et de professeurs de collège engagé dans la mise en place du Conseil Ecole-Collège sur le secteur de La Réole. 

C’est un travail remarquable de réflexion collective, d’évaluation des pratiques, d’élaboration d’outils partagés qu’ils nous ont présenté sur cette continuité des apprentissages entre le 1er et 2ème degré, période charnière dans la scolarité d’un élève. Les difficultés ont été également pointées sans tabous.

Dans un second temps, nous avons assisté à un cours de mathématiques de classe de 3ème avec utilisation de supports pédagogiques numériques, en l’occurrence une tablette et un tableau numérique. Des élèves sont ensuite venus nous exposer leurs ressentis – très positifs – sur ces pratiques tout en assurant, avec conviction et certitude, que si le numérique est un support aidant, il ne peut pas remplacer  le professeur, ni l’écrit !

L’après-midi était consacré à l’ESPE Aquitaine à Bordeaux. L’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Enseignement, réforme découlant de la Refondation de l’Ecole, fait également l’objet d’un suivi du comité. Après une rencontre avec la Direction et les formateurs, nous avons échangé avec des professeurs stagiaires qui ont pu témoigner de leur réalité pas toujours évidente.

Ainsi chacun dans son rôle, le comité de suivi a pu, tout au long de la journée, se rendre compte et entendre ce qui se passe sur les territoires. La parole a été libre, ce qui permet au comité de suivi de récolter des informations importantes, qu’elles soient positives ou négatives, et qui viendront, sans nul doute, nourrir le rapport final qui sera remis dans quelques mois.

C’est tout le sens de la mission du comité de suivi que de rendre compte à la Ministre ce qui est constaté sur le terrain, sans langue de bois et avec une parole libre.

Journée de la femme

Le 8 mars est l’occasion de mettre en valeur leurs engagements en saluant le rôle de toutes les femmes dans le combat pour l’égalité qu’elles mènent et pour lequel la France agit chaque jour de l’année.

Elles sont étudiantes, salariées, entrepreneures, enseignantes, agricultrices, policières, artistes, sportives, retraitées... Elles viennent de nos villes, de nos quartiers et de nos campagnes, de la métropole ou des outre-mer. Elles sont des citoyennes qui sengagent au quotidien, dans leur quartier, leur famille, leur association.

Ce sont elles que la République a décidé de mettre en avant autour de la journée du 8 mars cette année. Quelles que soient leur génération, leur position sociale, elles créent, elles imaginent, elles travaillent. La France n’offrirait pas le même visage au monde sans leur engagement. Chaque jour, elles font la France.

Depuis 2012, le gouvernement a placé l’égalité femmes-hommes au cœur de ses priorités politiques. Au-delà des actions déjà engagées, en particulier dans le cadre de la loi du 4 août 2014  qui rentre progressivement en application, cet engagement se poursuivra tout au long de lannée 2015, en particulier autour de trois axes :

  • la place des femmes dans l’espace public,
  • l’égalité professionnelle
  • la lutte contre les stéréotypes sexistes.

Des objectifs essentiels que je salue si l’on veut  obtenir la juste place des femmes  dans notre société !

Mais disons-le, la journée de la femme  devrait être tous les jours !

Je vous propose par ailleurs ce lien vers les chiffres clés de l’égalité réelle entre les Femmes et les Hommes. http://femmes.gouv.fr/wp-content/uploads/2015/03/Chiffres-cles-2015_Lessentiel.pdf

Elections Départementales : à Langoiran avec les 6 candidats de la 12ème circonscription

Lundi à Langoiran,  j’ai tenu une conférence de presse avec toutes et tous les candidats aux élections départementales sur les cantons de la 12ème circonscription. Marie-Claude Agullana et Guy Moreno pour le canton de l’Entre-deux-Mers, Anne-Laure Fabre-Nadler et Jean-Marie Darmian pour le canton de Créon,  Christelle Guionie et Bernard Castagnet pour le canton du Réolais et Bastides.

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Alors que les candidats de droite vantent les vertus des Départements, qu’ils voulaient pourtant supprimer il y a encore quelques mois, nous avons voulu rappeler à quel point les actions du Conseil Général actuel, de gauche, ont su structurer la Gironde depuis des années, en proposant une politique équilibrée et équitable entre la ruralité et le monde urbain. Qu’il s’agisse des aides aux communes, des transports, des collèges, de la vie associative, de l’enfance et de la jeunesse, de l’action sociale avec des MDSI réparties sur tout le territoire et la création de 9 Pôles Territoriaux de Solidarité qui rapprochent encore un peu plus l’institution des administrés,  le Département, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, facilite notre quotidien en agissant efficacement ! Et que dire des situations d’urgence où comme l’a rappelé Guy Moreno, le Conseil Général sait se mobiliser au delà de ses attributions. Il faisait bien sûr référence aux aides financières débloquées en urgence lors des orages de l’été dernier qui avaient dévasté les communes de Paillet, Langoiran et Lestiac. En plus des moyens techniques pour remettre en état la voirie, ….

L’enjeu de cette élection départementale est bien la survie d’une ruralité éclairée et moderne, avec des moyens, pour de ne pas laisser s’installer une Gironde à deux vitesses. Car c’est bien le risque qui guette les habitants de la ruralité avec la création d’une métropole bordelaise qui pourrait aspirer tous les moyens financiers. 

Mais comme l’a rappelé Jean-Marie Darmian, ”nous ne sommes pas opposés à une métropole puissante mais nous sommes pour une ruralité indépendante” et je serai tentée d’ajouter, pour une ruralité respectée. Or, dans ce que nous lisons chez nos concurrents, nos territoires risquent de perdre beaucoup !

Sur ces constats,  les candidats des trois cantons de la 12ème circonscription ont assuré leur volonté d’un travail commun pour des problématiques communes. Au delà du programme proposé par la majorité départementale actuelle à laquelle ils appartiennent,  ils ont décliné 3 actions clés inhérentes à ce territoire : concevoir un plan départemental des services publics, créer un établissement public de gestion des inondations et maintenir tous les collèges par une carte scolaire qui empêchera les inégalités territoriales.

Enfin, cette conférence de presse a également été l’occasion de réitérer tout mon soutien aux candidats de la majorité départementale. Je connais leur engagement, leur conviction et leur capacité  à défendre les intérêts de leur canton, et donc leur capacité à nous défendre !

Votez pour eux les 22 et 29 mars prochain, c’est voter pour des élus de terrains expérimentés et animés par l’intérêt collectif.

Eric Andrieu, Vice-président de la commission européenne à l’Agriculture de retour sur la circonscription

Un an après une première rencontre avec des viticulteurs de la 12ème circonscription dans le cadre la campagne électorale des élections européennes, Eric Andrieu, devenu député européen de la région sud-Ouest et  Vice-président de la commission européenne de l’agriculture, est revenu à Cadillac ce jeudi 19 février.

Invité par Laurence Harribey, députée suppléante de la 9ème circonscription, et en présence de Guy Moréno, conseiller général du canton de Cadillac et  de Jocelyn Doré maire de Cadillac, cette nouvelle rencontre a permis à Eric Andrieu de faire le point avec les professionnels de la viticulture sur les dossiers abordés 12 mois plus tôt.

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C’est la situation des vins liquoreux qui a occupé l’essentiel des échanges. L’interdiction de commercialiser des vins d’AOP ayant un TAVT supérieur à 15 degrés s’ils ont été enrichis reste un problème crucial. Et à 6 mois des vendanges, il devient urgent d’y trouver une solution.

C’est pour cela qu’Eric Andrieu s’est engagé à plaider la cause auprès du ministre de l’agriculture française afin qu’une dérogation soit décidée par l’Etat français. Cela autoriserait les viticulteurs à réaliser leur vin liquoreux dans les conditions habituelles, aux prochaines vendanges. La finalité étant en 2018 de réussir à réviser la norme européenne qui bloque tout aujourd’hui.

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Ce dossier n’est pas nouveau et je suis maintes fois intervenue auprès des institutions françaises. Le Ministre de l’Agriculture est donc informé sur ce sujet. Il a ainsi déjà accordé des dérogations certaines années et autorisé une expérimentation sur des techniques soustractives pour pallier l’interdiction de la chaptalisation. L’intervention d’Eric Andrieu, dans son rôle de Vice-président de la commission européenne à l’agriculture est donc un atout supplémentaire qui peut être déterminant.

Je veux saluer Eric Andrieu qui a tenu sa promesse de rester en contact régulier avec des professionnels dont il attend des éclairages sur leurs réalités. Il a rappelé la nécessité d’informer l’élu leur disant ”je vous écoute car pour être efficace, il faut comprendre”. Je continuerai de mon côté à assurer mon rôle de courroie de transmission entre les viticulteurs et les différentes institutions face auxquelles de nombreux  viticulteurs se sentent bien seuls.

Droits des femmes : audition de Marisol Touraine dans le cadre du projet de loi relatif à la santé

Au mois de décembre dernier, la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, dont je suis membre, a débuté ses auditions et travaux sur le projet de loi relatif à la santé, un des textes qu’elle tient pour l’un des plus importants de cette session en matière d’égalité femmes – hommes.

C’est ainsi  que ce mardi 10 février, la Délégation auditionnera Marisol Touraine, Ministre de la Santé mais aussi Ministre des Droits des femmes.

L’importance du parachèvement de l’accès pour toutes à ce droit fondamental qu’est l’IVG (notamment quant au délai de réflexion) mais aussi le libre accès à la contraception, notamment pour les mineures, seront au cœur de l’audition.

Lors de cette rencontre, je souhaite pouvoir aborder , sous l’angle de l’égalité entre les femmes et les hommes, d’autres importantes questions de santé publique traitées par le projet de loi et au-delà du projet de loi : les inégalités sociales de santé, le manque de données sexuées, l’éducation à la sexualité, les pathologies spécifiques (cancer du sein, de l’utérus), l’accompagnement des femmes enceintes et après la naissance, la prévention et certaines problématiques telles que le tabac, l’alcool, l’obésité.

 

Un groupe de travail pour l’avenir des concessions autoroutières.

Le gouvernement est déterminé à remettre à plat les concessions autoroutières afin de mettre en œuvre les recommandations formulées par la Cour des Comptes et l’Autorité de la Concurrence visant à un rééquilibrage des relations contractuelles entre l’Etat et les sociétés concessionnaires. La première réunion du groupe de travail proposé par le Premier Ministre sur l’avenir des concessions autoroutières a eu lieu le 27 janvier. Ce groupe de travail associe 15 parlementaires, de la majorité et de lopposition, ainsi que des représentants de l’administration.

1/ Les objectifs du gouvernement sont : une meilleure régulation des péages afin de préserver le pouvoir d’achat des automobilistes ; un encadrement plus strict des profits des sociétés concessionnaires ; leur participation accrue au financement des infrastructures de transport du pays.

2/ Le groupe de travail sera informé de l’état des discussions engagées en fin dannée par le gouvernement avec les sociés concessionnaires. 

3/ Il devra examiner les deux scénarios envisageables : renégociation des contrats de concession d’une part et résiliation de ces contrats d’autre part.

4/ Le Premier ministre a souhaité quun point détape soit fait dici à fin février. 

Parallèlement à ce travail, le projet de loi pour la Croissance et lActivité, examiné cette semaine par l’Assemblée Nationale, comporte des dispositions qui permettront une meilleure régulation des contrats et des péages.

Enfin, dans l’attente de l’aboutissement de ces travaux, le gouvernement a décidé de surseoir à l’application de la hausse des péages prévue contractuellement le 1er février. Il prendra des arrêtés à cette fin.

Le travail de concertation et de réflexion doit se faire mais  j’espère que tout ce processus se soldera par des mesures équilibrées entre l’intérêt du gestionnaire et celui des automobilistes. Car force est de constater que la disproportion était au rendez-vous ces dernières années…en défaveur des consommateurs !

L’école de la Sauve Majeure représentera notre circonscription au Parlement des Enfants.

Chaque année, c’est une rencontre importante et essentielle,  inscrite à mon agenda qui me conduit dans l’école de ma circonscription qui a été sélectionnée pour participer au parlement des Enfants.

Cette année, c’est à l’école de la Sauve Majeure que je me suis rendue pour répondre aux questions de la classe de CM2 qui représente la 12ème circonscription en 2015.

Ecole La Sauve Majeure Parlement des Enfants

Lors de cette rencontre, les élèves ont pu me poser toutes les questions qu’ils souhaitaient sur mon parcours professionnel et mon mandat de députée, notamment ses contraintes, ses aspects positifs et /ou négatifs. Ils m’ont également interrogée sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale.

Jeunes citoyens en construction, leurs questions, souvent pertinentes, ont été nombreuses et réfléchies, grâce je pense au travail en amont réalisé par leur enseignant. Mais cela n’empêche pas  la spontanéité.  Celle ci s’est traduite par des questions plus personnelles et bienveillantes auxquelles je ne suis pas habituée : ”avec tout ce travail, êtes-vous fatiguée?”, ” Vous ne devez pas voir beaucoup votre famille, ça vous manque?”

Après ma visite, ils poursuivront le parcours imposé en déposant une proposition de loi d’ici la mi-mars dont le thème est encore en débat au sein de la classe. Nous en avons un peu parlé mais je ne divulguerai pas les différentes pistes évoquées. Les députés ont besoin de temps et de sérénité pour réfléchir et écrire !

Je les remercie sincèrement de leur accueil et du sérieux qu’ils ont mis dans la préparation de notre rencontre. Cela a permis des échanges de qualité et j’espère avoir répondu le plus précisément et le plus simplement à leurs interrogations. Ils savent qu’ils peuvent compter sur moi si besoin et, bien entendu, je suivrai attentivement la suite de leur travail en espérant que la classe de La Sauve Majeure écrive la proposition de loi qui sera sélectionnée cette année.

Mais finalement, qu’importe le résultat.  L’essentiel est ce travail pédagogique, mené par les enseignants,  sur les institutions et la citoyenneté qui se fait dans nos écoles.  Un travail qui permettra à ces enfants de devenir progressivement des citoyens éclairés et responsables. En ce sens, répondre à leur invitation sera toujours pour moi, une priorité et un réel plaisir !

Le plan Ecophyto : une ambition d’avenir. 

duire « de 50% en 2025 » lutilisation de produits phytosanitaires en agriculture : c’est l’objectif fixé par Stéphane Le Foll dans le nouveau plan Ecophyto présenté le 30 janvier, avec « un palier intermédiaire de 25% en 2020 » :  Si l’on ne fait rien, « les phytosanitaires sont comme une bombe à retardement » ;

Il fallait aussi tirer le bilan de l’échec du 1er plan Ecophyto de 2008, qui avait fixé « un objectif trop ambitieux sans se […] demander si les modèles agricoles en place pourraient le supporter » a déclaré le Ministre Stéphane Le Foll à cette occasion.

Ce plan de réduction engage une nouvelle méthode, basée sur l’accompagnant des agriculteurs vers de nouveaux modèles de production :

˗ Il s’appuiera sur la diffusion de techniques plus économes en intrants : rotation des cultures, alternatives naturelles aux pesticides (biocontrôle), machinisme innovant, … On passe « d’une agriculture intensive en intrants, en chimie, en azote, en énergie fossile à une agriculture intensive en connaissance et en innovation » ;

˗ Il déploiera « l’expérience des 2 000 fermes pionnières » qui, elles, « ont vu l’utilisation des pesticides baisser en moyenne de 12% en 2013 » : le nombre de ces fermes passera à 3 000. Chacune entraînant 10 exploitations autour d’elle  ;

˗ Il expérimentera la mise en place de « certificats déconomie de produits phytosanitaires » (CEPP) : il y aura ainsi « une obligation pour les distributeurs de ces produits de baisser de 20% le nombre de doses utilisées sur 5 ans », et « si l’objectif n’est pas atteint, il y aura des pénalités financières » sur leurs marges. Ainsi, « au lieu de vendre un produit, les distributeurs seront incités à vendre plus de services, c’est-à-dire apprendre aux agriculteurs à utiliser la juste quantité ou des techniques alternatives ».

Ce nouveau plan Ecophyto est au cœur du modèle agro-écologique engagé depuis 2012 pour l’agriculture française :

˗ Avec le modèle agro-écologique, « l’économie n’est pas contradictoire avec l’environnement » : il s’agit  d’améliorer la compétitivité économique en réduisant la consommation d’énergie, d’eau, d’engrais, de produits phytosanitaires  a indiqué le Ministre  avant d’ajouter il faut « de s’appuyer sur les mécanismes naturels plutôt que de lutter contre » ;

˗ « 2015 marque l’an 1 de la généralisation de l’agro-écologie en France », grâce à la mise en place depuis 2012 des leviers la rendant possible : réforme de la PAC, loi d’avenir agricole, plans pour le développement de la méthanisation, du bio, de réduction des antibiotiques, …

˗ « Les lignes bougent », l’adhésion à ce modèle progresse chez les agriculteurs : 45% d’entre eux se considèrent déjà engagés dans cette démarche. Et « les moins de 35 ans sont beaucoup plus impliqués ». « Il faut continuer le travail de conviction » a conclu Stéphane Le Foll.

J’ai discuté avec de nombreux agriculteurs de ma circonscription, ce plan va dans le bon sens. L’éducation jouera un rôle majeur dans ce domaine avec la formation de futurs agriculteurs. D’où l’importance d’un enseignement agricole public de qualité, capable de former les agriculteurs aux enjeux sanitaires de demain, tant pour leur propre santé que pour celle des consommateurs.

Sécurité routière : de nouvelles mesures !

L’année 2014 a été marquée par une augmentation du nombre de morts sur les routes : + 120 par rapport à 2013 (3 388 personnes décédées). On note que les piétons et les cyclistes sont les plus touchés, avec + 1,7 % d’accidents corporels et 35 000 blessés graves.

C’est la première année de hausse après que 2013 a été une année record : la France avait en effet atteint son plancher historique de mortalité routière, avec une baisse sans précédent : – 11%, soit alors plus de 400 vies épargnées.

L’objectif fixé par le gouvernement est maintenu : moins de 2 000 morts en 2020, soit « une réduction par 2 du nombre de tués » a annoncé Bernard Cazeneuve. C’est pourquoi, compte tenu du relâchement de certains comportements, ce dernier a présenté un plan d’actions de 26 mesures déclinées sur 4 axes :  

1 – Sensibiliser, prévenir et former, « afin de mieux protéger les jeunes conducteurs »:

– abaissement du taux légal d’alcoolémie de 0,5g/l à 0,2 g/l pour les conducteurs novices ;

  • conduite accompagnée dès 15 ans ;
  • possibilité de passer les épreuves du permis dès 17 ans et demi ;
  • formation de tous les médecins agréés au dépistage précoce des problèmes d’alcool et de stupéfiants ;
  • renforcement des contrôles des exploitants de débits de boisson ;

2 – Protéger les plus vulnérables : 

  • baisse de la vitesse de 90 à 80 km/h expérimentée sur les routes secondaires bidirectionnelles particulièrement accidentogènes dans 11 départements ;
  • interdiction du stationnement des véhicules 5 mètres avant les passages piétons pour améliorer la visibilité entre piétions et conducteurs (à l’exception des deux-roues) ;
  • uniformisation de la taille et le format des plaques d’immatriculation des deux-roues motorisés, afin de faciliter les contrôles ;

3-  Lutter contre les infractions graves :

  • interdiction du port de tout système de type écouteurs, oreillette, casque susceptible de limiter tant l’attention que l’audition des conducteurs;
  • précision de la réglementation du sur-teintage des vitres à l’avant des véhicules pour garantir le bon contrôle de certains comportements dangereux ;
  • expérimentation des tests salivaires en matière de dépistages de stupéfiants ;

4 – Améliorer la sécurité des infrastructures :

  • réduction des risques de contresens sur autoroute par l’installation de panneaux « sens interdit » sur fond rétro-réfléchissant sur les bretelles de sortie ;
  • modernisation du parc des 4200 radars.

Selon Bernard Cazeneuve, la mise en place de ces mesures sera « immédiate » ou réalisé dans un « délai court ».

Je ne cesserai jamais de  regretter que des comportements individuels, excessifs et dangereux, provoquent toujours plus de règlementation. « La sécurité routière est l’affaire de tous » a rappelé Bernard Cazeneuve. Et dans ce sens, je partage pleinement son analyse. Soyons responsables !