Une réforme des retraites chapeaux doit s’imposer.

Avec le cas de M. Mestrallet, président de GDF-Suez, dont l’annonce de la retraite chapeau a suscité beaucoup de commentaires, plutôt négatifs, Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, a voulu rappeler quelques vérités qu’il n’est pas inutile de relayer. 

Depuis 2012, l’Etat actionnaire se veut exemplaire et est plus exigeant que le code AFEP-MEDEF ajoutant  que « dans les entreprises où l’Etat est minoritaire, il a été demandé une baisse de 30% de la rémunération des dirigeants » et que « l’Etat vote systématiquement contre les rémunérations des dirigeants lorsqu’elles comprennent une retraite chapeau ».

Cette intervention fait bien entendu écho au cas particulier du Président de GDF Suez dont la retraite chapeau a été votée en 2011.

S’il ne faut pas avoir «un discours simpliste» – les retraites chapeaux concernant aussi « des milliers de salariés, pour des pensions de montants raisonnables », l’encadrement prévu par le code AFEP-MEDEF est insuffisant. « Il convient donc d’aller plus loin et de trouver une vraie solution pour supprimer les retraites chapeau et les remplacer par un régime de droit commun plus lisible pour tous les Français ».

  • Une partie du travail a été faite au niveau de la fiscalité, qui a été fortement alourdie » : le taux d’imposition global peut monter jusqu’à près de 70%, auxquels s’ajoutent les contributions payées par l’entreprise.
  • Par ailleurs une mission a été confiée à l’Inspection Générale des Finances » qui doit remettre son rapport avant la fin de l’année ». Il s’agira alors d’explorer les voies de réforme permettant de mettre fin aux retraites choquantes que nous avons connues ». Le ministre ajoutant que le projet de loi pour la croissance et l’activité sera « amendé en ce sens, pour porter les réformes qui seront nécessaires ».

Je rejoins l’indignation générale face à ces ”retraites chapeaux” dont les dérives n’ont cessé au fil des années. Il est temps de remettre un peu de décence dans les sommes, souvent astronomiques, versées aux chefs d’entreprises, sans obligation de résultats qui plus est.  S’il n’est pas question d’engager une ridicule chasse aux patrons, il est tout de même utile de leur rappeler qu’eux aussi, comme tout dirigeant, ont un devoir d’exemplarité vis à vis des personnes qu’ils représentent ou qui travaillent pour eux !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.